Avocat pour
l’Audience Correctionnelle

Manon Ouvrard

Avocat Pénaliste

Audience Correctionnelle
&
Assistance d’un avocat

« Il est indispensable d’être assisté d’un avocat afin d’être préparé à répondre aux questions du Tribunal et d’élaborer une stratégie de défense. »

Qu’est-ce qu’une audience correctionnelle ?

Le Tribunal correctionnel est compétent pour juger une personne soupçonnée d’avoir commis un délit tels que les délits de trafic de stupéfiants, outrage, vol ou agression sexuelle.
Au cours d’une audience correctionnelle, il existe plusieurs protagonistes :

  • Le Tribunal : en audience collégiale, il est composé de 3 magistrats professionnels. En audience à juge unique, il est composé d’un seul magistrat professionnel.
  • Le Procureur de la République : il s’agit d’un magistrat du Parquet qui représente les intérêts de la société.
  • La personne mise en cause qui peut être assistée d’un avocat.
  • La partie civile, c’est-à-dire la victime qui est susceptible de demander des dommages et intérêts et qui peut également être assistée d’un avocat.

#1 Les premières étapes

Les premières étapes d’une audience correctionnelle :

  • La vérification de l’identité du prévenu et la notification des droits
    Le président d’audience appelle le prévenu et l’invite à se présenter à la barre.
    Il vérifie son identité puis il l’informe sur ses droits : droit de se taire, droit de faire des déclarations spontanées ou de répondre aux questions qui lui sont posées.
  • Le débat relatif aux nullités
    Avant l’examen des faits, l’avocat du prévenu a la possibilité de soulever des nullités procédurales.
    Ces vices de forme sont soulevés in limine litis, c’est-à-dire avant la défense au fond.

#2 L’instruction du dossier

Après l’examen des éventuelles nullités, le Président du Tribunal procède à un rapport du dossier, qui consiste en un résumé de la procédure.

A l’issue de ce rapport, le Tribunal, le Procureur de la République et l’avocat posent des questions au prévenu afin que certains éléments soient précisés.

#3 Les plaidoiries

Si un avocat de la partie civile est présent, la parole lui est donnée en premier pour sa plaidoirie afin de défendre les intérêts de la victime et éventuellement demander des dommages et intérêts.

Puis le Procureur de la République prend des réquisitions, c’est-à-dire qu’il va tenter de démontrer au Tribunal la culpabilité du prévenu et demander à ce qu’il soit condamné à une peine en fonction de la gravité des faits reprochés et de la personnalité du prévenu.

L’avocat du prévenu a ensuite la parole afin de défendre les intérêts de celui-ci.

Le prévenu a enfin la parole en dernier.

#4 Le délibéré

Le Tribunal peut rendre son délibéré immédiatement ou à une autre date, notamment quand les faits sont complexes afin de prendre du temps pour préparer sa décision.

Si le Tribunal estime que le prévenu n’est pas coupable, il prononcera une relaxe.

Si le Tribunal estime que le prévenu est coupable, il le condamnera et déterminera une peine.

Faut-il un avocat pour une audience correctionnelle ?

Il est indispensable d’être assisté d’un avocat au cours d’une audience correctionnelle afin d’être préparé à répondre aux questions du Tribunal et d’élaborer une stratégie de défense.

Maître Manon OUVRARD intervient devant les Tribunaux de Le Mans, Laval, Alençon, Angers, Tours, Chartres, Blois, Châteaudun, Nantes, Rennes, mais également sur tout le territoire français.

Questions fréquentes sur l’audience correctionnelle

L’audience peut se tenir en votre absence et une condamnation peut être prononcée. Il est toujours préférable de comparaître ou, à défaut, d’être représenté par un avocat, qui pourra vous défendre.
Oui, un renvoi peut être demandé, notamment pour permettre à la défense de préparer le dossier ou de réunir des pièces.
Oui. Le président vous informe de votre droit de vous taire, de faire des déclarations spontanées ou de répondre aux questions. Ce choix se réfléchit avec votre avocat avant l’audience.
Pas toujours. Le tribunal peut rendre sa décision immédiatement ou la mettre en délibéré à une date ultérieure, notamment lorsque les faits sont complexes.
Oui, il est possible d’interjeter appel du jugement dans un délai de 10 jours. Le dossier sera à nouveau jugé devant la Chambre des appels correctionnels de la Cour d’appel.